Présentation des exécutant.e.s : Nìall

Co-président Nìall Ricardo

Occupation: Fier supporter du FC Porto et de la seleção Portugaise. Entre autre choses, admirateur d’Amilcar Cabral.

Les enjeux qui lui tiennent à coeur au NPD: Le NPD à l’origine, aussi bien dans sa forme antérieure du CCF ou renouvelée dans sa forme du NPD à partir des années 1960s, est un parti politique issu de mouvements sociaux. Le NPD a était historiquement un véhicule pour plusieurs luttes : la lutte des femmes, avec Thérèse Casgrain notamment, la lutte des communautés des Premiers nations, Inuits et Métis avec l’élection avec les élections de Frank Calder et Elijah Harper par exemple. Le NPD de Svend Robinson à était le premier parti à prendre à bras le corps la lutte pour la reconnaissance des droits de la communauté LGBTQ. La lecture de l’histoire du NPD que je fais est que l’NPD est un mouvement politique plus qu’un « parti » politique et ses plus brillantes réussites sont le résultat de symbiose avec ces derniers. Alors que le système politique canadien a toujours profité aux partis dont le motto est « les fins justifient les moyens », l’NPD historiquement à toujours affirmer le contraire «, les moyens justifient les fins ».

Malheureusement, je pense que le NPD au cours de la dernière décennie s’est détaché des mouvements sociaux, ou peut-être c’est le contraire. Le NPD comme tout parti de gauche se doit d’être un « agent transformateur » au sein du système politique Canada.

En ce moment crucial de renouveau de notre mouvement, il est mon avis qu’il y a trois enjeux criants sur lesquels le NPD se doit de se tenir debout :

Tout d’abord, le NPD se doit de défendre et travailler avec les syndicats militants qui luttent pour la syndicalisation des emplois au salaire minimum, des « fast-foods », des « Couche Tards », des « Walmarts ». Le travail que Niki Ashton fait en ce sens est remarquable.

Le NPD doit se tenir debout contre l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et se doit d’appeler au désengagement du Canada de la logique de guerre mise de l’avant par le secteur industriel-militaire au Moyen-Orient et à travers le monde. Le NPD se doit de continuer de soutenir la cause des réfugiés en soutenant la cause de la plus grande population réfugiée sur cette planète à un nombre, qui dépasse plus de 5 millions d’individus, les réfugiés palestiniens. De la fin de la colonisation de la Cisjordanie à la fin du blocus de Gaza, ma position quant à la défense des droits humains du peuple palestinien n’est pas négociable.

Finalement, l’enjeu de la décolonisation des institutions et de la société canadienne est essentiel. Le colonialisme au Canada ne se conjugue pas seulement au passé elle se conjugue au présent. Pour défaire le colonialisme, il a beaucoup d’ouvrage, ça prendra beaucoup de temps et beaucoup d’efforts, mais avant tout si nous voulons véritablement que ce processus de réconciliation marche il faut qu’il soit dirigé par les peuples autochtones eux-mêmes. Il faut redonner un plus grand espace au sein de notre processus décisionnel aux Premières nations, Inuits et Métis. Par conséquent, il faut changer de manière radicale notre système électoral pour assurer une véritable représentation et écoute des voix des peuples autochtones au sein de notre démocratie à l’image de ce que se fait en Nouvelle-Zélande.

La direction que devrait prendre le parti lors de la prochaine course à la chefferie : Face à une droite toujours de plus en plus « décomplexée », aux racistes, xénophobes et charlatans du néolibéralisme qui prônent la primauté du marché, nous, nous devons de nous ressaisir. Nous devons qu’en tant néo-démocrates réaffirmer notre socialisme, nos valeurs de gauche. Au cours de cette prochaine course à la chefferie, j’aimerais voir une candidate ou un candidat mettre de l’avant une plateforme et une rhétorique de « gauche » décomplexée. Dans un monde, où les réactionnaires de droite nous sortent chaque jour quelque chose d’encore plus loufoque que la veille, nous avons cruellement besoin d’un parti qui prend le contrepied. Je pense qu’il est temps qu’on en finisse une fois pour toutes avec cette idée que montrer du doigt les dérives du capitalisme est tabou, que dire l’évident : que le culte suprême du profit et de la croissance sont à l’origine de l’aliénation et de l’oppression subites par majorité des Canadiennes et Canadiens et de l’humanité plus globalement, est l’interdit absolu. Je me suis engagé en politique parce que je veux transformer les choses, parce que je suis indigné par la pauvreté, par l’inégalité rampante, par l’avarice et l’égoïsme. La réponse à ces maux c’est la solidarité et le socialisme. Pour reprendre une citation de Robert F. Kennedy : « il ne faut pas avoir peur de prendre le chemin de la vérité à cause du peu de gens qui l’empruntent ». Le chemin de l’avenir pour le NPD est tracé, maintenant il faut savoir si nous allons avoir le courage de le prendre.

Un super pouvoir qui serait utile au parti : Je ne sais pas ce que Bernie Sanders a comme super pouvoir, mais c’est un super héros pour moi. Est-ce que le socialisme est un superpouvoir ? Ou peut-être le courage « super » naturel de Rosa Luxembourg. Perso, moi j’aimerais juste avoir le pouvoir de me transformer en Son Goku.